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Les Implants : Questions/Réponses

-Qu’est ce qu’un implant dentaire ?
Un implant dentaire est une racine artificielle, en général sous forme de vis, que l’on intègre dans l’os de la mâchoire. Après une période de cicatrisation de quelques semaines, l’implant va être définitivement ankylosé dans l’os. Une pièce intermédiaire dénommée pilier prothétique peut alors être vissée dans cet implant pour pouvoir fixer une prothèse qui a souvent l’apparence et l’efficacité des dents naturelles. Cette technique permet donc de remplacer les dents absentes, sans avoir recours à des conceptions de prothèses amovibles, contraignantes et peu confortables, ou à des bridges dont la longévité est limitée et qui imposent souvent de dévitaliser et mutiler des dents saines.

​-Depuis combien de temps les implants existent-ils ?
Le succès des implants remonte aux années 1960, avec la découverte fondamentale du concept d’intégration osseuse du titane par un chercheur suédois. Les premiers implants modernes ont été placés dans ces années là, et ils sont toujours en bouche aujourd’hui.

​-Il y a t-il des  contre-indications ?
Il y a très peu de contre-indications à la pose d’implants. La technique s’adresse à une large majorité de patients, à condition d’avoir un bon état de santé général et une quantité d’os suffisant, il est possible de recourir à diverses techniques de régénération osseuse qui fonctionnent très bien et permettent d’étendre le champ des indications.

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Cependant,les techniques implantaires ne sont pas toujours possibles.



Contre-indications générales relatives à la santé du patient :

diabète non équilibré ; immuno-dépression ; porteur de valvulopathie ; glomerulonephrite; infarctus du myocarde récent; ostéoporose avec prise de certains traitements par voie intraveineuse de la famille des biphosphonates.
Contre-indications locales absolues : irradiation au niveau de la zone concernée (suite à une tumeur).
​Contre-indications relatives : p​atient tabagique ; femme enceinte; prise d’anticoagulants; séropositifs.

Contre-indications locales relatives : le volume osseux disponible (qu’on peut parfois compenser notamment à l’aide de greffes osseuses). Certaines maladies de la gencive (lichen, leucokératose…) à traiter au préalable et toute infection dentaire à proximité.​

​-Quelle est la différence avec une dent sur pivot ?
La dent sur pivot se place sur une racine de dent naturelle existante et préservée, alors que l’implant constitue une racine artificielle, là ou la dent n’existe plus, et sur laquelle on recrée une couronne.

​-Est-ce que ça coûte plus cher qu’une autre type de prothèse ?
Oui, pour deux raisons ; la première est que ce traitement n’est pas pris en charge par l’assurance maladie. La deuxième est qu’il fait appel à une technologie assez coûteuse : les implants eux-mêmes, ainsi que les pièces nécessaires à la réalisation de la prothèse, et enfin le plateau technique, c’est à dire l’équipement du cabinet. Le coût global du traitement  est dépendant du nombre de dents à remplacer et donc du nombre d’implants et du type de prothèses envisagée. Un devis est toujours remis au patient avant de démarrer le traitement. Le coût est toutefois à pondérer avec la fiabilité, la longévité et le confort qu’assure le traitement implantaire.

​-Est-ce qu’il y a le choix entre plusieurs matériaux ?
L’implant lui-même, quels que soient le modèle et la marque, est en titane. Ce matériau permet l’intégration dans l’os (que l’on appelle ostéo-intégration). Ensuite la prothèse placée par-dessus l’implant peut être réalisée dans différents alliages, selon le pilier prothétique choisi et la conception de la prothèse. En fait, les choix d’alliages sont pratiquement les mêmes que pour les prothèses conventionnelles sur dents naturelles.

​-Est-ce que la pose chirurgicale d’implant est douloureuse ?
La pose chirurgicale de l’implant dans l’os est un acte simple, effectué sous anesthésie locale légère, dans des cabinets dentaires équipés. Elle n’est donc pas douloureuse pendant l’intervention. Les suites post-opératoires sont souvent simples, avec des douleurs minimes qui cèdent facilement aux antalgiques classiques. Le patient peut donc reprendre une vie normale dès le lendemain. Si une régénération osseuse ou gingivale  est nécessaire, l’acte chirurgical est plus complexe et les suites opératoires peuvent être plus douloureuses. Il faut souligner que, depuis quelques années, de nouveaux matériaux de substitution osseuse permettent de recréer de l’os sans qu’il soit nécessaire d’en prélever sur le patient. Ceci simplifie la technique d’intervention.

Combien de temps faut-il pour avoir une nouvelle dent ?

C’est très variable et dépend de l’état de l’os et de la gencive, ainsi que du nombre d’interventions chirurgicales qui s’impose. On peut considérer que dans les conditions les plus favorables (os et gencive bien cicatrisés), le patient peut dispose de sa nouvelle dent en l’espace de deux mois et demi.  Sous certaines conditions, on peut  pratiquer ce que l’on appelle « la mise en charge immédiate Â» : en une seule séance, on extrait la dent, on place l’implant, puis une dent provisoire. Le patient ne peut pas mastiquer avec mais il ne reste pas sans dent. En cas d’édentation complète, mandibulaire (bas) ou maxillaire (haut), on peut placer immédiatement une prothèse reliant les implants les uns aux autres et permettre ainsi au patient de mastiquer tout de suite.

​Est-ce que ce sera pareil qu’avec mes vraies dents ?
Il y a une différence de proprioception, c’est à dire de sensation. La dent naturelle est séparée du tissu osseux par un ligament, richement innervé, qui transmet les sensations. Les implants, eux, sont directement soudés à l’os et ne disposent donc pas d’un tel système sensitif. Dans la pratique, ceci est rarement gênant pour la plupart des patients dont la proprioception est conservée par leurs dents naturelles voisines et/ou antagonistes de l’implant. Aussi, lors de la mastication, il n’existe pratiquement aucune différence de sensation entre les dents naturelles et les implants qui donnent l’impression d’avoir retrouvé ses vraies dents.

​Existe-t-il un risque de rejet des implants ?
Le risque est faible (il est évalué inférieur a 5%).  Le taux de succès est donc extrêmement élevé lorsque l’implant est placé dans de bonnes conditions par un praticien bien formé. Lorsqu’il survient, l’échec provient principalement de l’absence d’intégration de l’implant dans l’os. Ce problème apparaît toujours avant la mise en place de la prothèse, ce qui permet souvent de le gérer facilement. Mais une fois l’ancrage de l’implant dans le tissu osseux est effectif, le risque d’échec est quasiment nul. Le patient est informé au départ du risque et il est invité à signer un « consentement éclairé Â».

Un implant dure-t-il longtemps ou faudra-t-il le remplacer un jour ?
Une fois que l’implant est ostéo-intégré, on peut considérer qu’il l’est à vie. Cette affirmation s’appuie aujourd’hui sur un grand nombre d’études cliniques et de données scientifiques sérieuses, avec un recul clinique de plus de 35 ans. Avec la fonction, les prothèses placées sur les implants vont s’user ou s’abîmer comme des dents naturelles. Mais elles pourront facilement être réparées ou remplacées tout en conservant les mêmes implants.


​A mon âge, est-ce que çà vaut encore la peine ?
Il n’y a pas vraiment de limite d’âge pour placer des implants. Pour une personne âgée, les implants sont bien plus confortables qu’une prothèse amovible et peuvent nettement transformer la qualité de la vie quotidienne, tant d’un point de vue fonctionnel que psychologique. Une bonne alimentation est la base d’une bonne santé, surtout chez les sujets âgés. Il appartiendra toutefois au chirurgien de bien évaluer l’état de santé général du patient et de déterminer sa capacité à recevoir le traitement. Lorsque la quantité d’os est suffisante, la mise en place d’implants n’est pas plus compliquée qu’une extraction dentaire.

​Il manque une dent à mon enfant, peut-il avoir un implant ?
En principe, le patient qui doit recevoir un implant doit bien avoir stabilisé sa structure parodontale qui évolue jusqu’à la fin de sa croissance. Il est donc préférable d’attendre la fin de l’adolescence, c’est à dire 18 ans pour placer un implant. Dans l’attente du traitement, une solution de remplacement provisoire est souvent proposée. On profite également de cette période pour préparer le site implantaire. En particulier, un traitement orthodontique peut être nécessaire pour libérer l’espace nécessaire à la mise en place de l’implant.

​Il y a t-il un entretien particulier pour les implants ?
Le fait d’avoir des implants ne dispense en aucun cas des règles d’hygiène buccale élémentaires. Plusieurs brossages quotidiens, ainsi que des contrôles réguliers des implants et de la prothèse chez son dentiste sont indispensables pour assurer la pérennité du système. Si nécessaire, le patient pourra utiliser, sur les conseils et la prescription du dentiste, des brossettes et du fil dentaire pour faciliter le nettoyage.

Dernière mise à jour: 04/2018

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